L'ayurvéda considère que les aliments que nous consommons sont chargés d'une énergie ! Cette énergie se mêle à la notre mais peut également la modifier. Celle -ci agit notamment sur notre façon de réagir face aux évènements avec positivité, amour, patience et compassion. Si ce que nous mangeons pouvez faire de nous des êtres meilleurs ?

En ayurvéda, il existe 3 gunas (qualité, vertus), qui interagissent ensemble pour créer la vie. Chaque élément vivant est donc constitué par ces 3 qualités essentielles qui sont :

- sattva : neutre, pure et légère, sattva incarne la stabilité, l'équilibre. Cette qualité permet le développement de l'âme, l'éveil, elle apporte la joie et la lumière.

- rajas : force active, l'agitation, l'énergie vive. Elle est donc rattaché aux passions, aux mouvements et fluctuations émotionnelles ! Cette qualité peut être assimilé à la transformation mais aussi au risque de la destruction ! D'où l'importance de contrôler cette énergie.

- tamas : force passive, l'inertie et la lourdeur d'esprit. Notre esprit et nos actions sont ralentis.

Chaque élément consommé est forcément composé d'une combinaison de ces éléments. Chaque qualité a sa place mais nous devons trouver un équilibre pour ne pas exagérer une des qualités et tomber dans l'excès de rajas ou tamas.

Une alimentation sattvique doit rester le modèle de base, à laquelle on saupoudrera un peu de rajas et de tamas.

 

sattva-veg[1]

L'alimentation sattvique nous apportera joie, sérénité et la clarté mentale, où la phrase "un esprit sain dans un corps sain" prend toute sa dimension. Mais me direz- vous quels sont les aliments dits sattviques ? On va retrouver les végétaux frais et à bonne maturité, les graines et graines germées, les céréales complètes, les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes), les dattes, le lait et le beurre (clarifié également).

On retrouve alors le principe de non - violence (ahimsa), évitant ainsi tout aliment qui impliquent de tuer ou de faire du mal. Les aliments doivent être issus d'une agriculture sans produits chimiques, en respectant la nature. On portera également une attention à la préparation de ces aliments et à l'amour que l'on mettra dans l'élaboration du repas.

ahimsa

L'idée ensuite est de comprendre quels éléments nous apportent ou retirent de l'énergie, afin de pouvoir ajuster à petite dose rajas et tamas pour rééquilibrer en fonction de nos besoins nos repas. Vous pourrez alors adapter votre alimentation en fonction de votre tempérament, de vos journées...

Les aliments rajasiques vont permettre d'insuffler de l'énergie pour nous aider à avancer. Ne perdez pas d'esprit qu'il faut "insuffler" et non pas être dans l'excès au risque que cela devienne destructeur ! Sont considérés comme rajasiques : aubergines, oignons, ail, ciboulette poireaux, épices et condiments forts/piquants, sel, citron, thé, café, chocolat, poisson et oeufs. Manger trop vite est un signe d'une alimentation rajasique.

Les aliments tamasiques quant à eux, apporteront lourdeur, paresses et doutes ! ce sont des aliments qui n'ont aucun avantages pour le corps et pour l'esprit. Le vieillissement apparait plus vite, l'esprit s'assombrit. La viande, l'alcool, fruits trop mûrs, aliments non frais, plat préparés à l'avance, les aliments réchauffés ou gardés longtemps, les conserves, les aliments rassis ou trop cuits sont considérés comme tamasiques. Le fait de manger en grande quantité et de façon rapide est signe d'une alimentation tamasique.

 qui-est-qui[1]

Dans l'assiette ça donne quoi ?

Au niveau des cuissons, privilégiez des repas préparés le jour même et évitez de réchauffer (encore moins au micro-onde).

Le cadre du repas est également important, je le répète suffisamment en consultation : instaurez une ambiance détendue et sereine et mangez en pleine conscience. Mastiquez, savourez, comparez, redécouvrez ce que vous mangez... Et surtout prenez le temps !

L'ayurvéda préconise aussi de respecter un certains ordre au niveau du déroulement du repas : ainsi la saveur douce est le premier aliment à ingérer, d'où la prise du fruit en début de repas. L'aicde et le salé arrivent en deuxième position ce qui correspond au plat pricnipal. Puis c'est au tour du piquant, astringent et amer (exemple terminer le repas par de la roquette).